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Lady L.

Première édition

Lady L. Gallimard nrf, Paris, 1963, 243 p.

Ce roman a d'abord été écrit en anglais. Adapté au cinéma en 1965 par Peter Ustinov, avec Sophia Lauren, Paul Newman et David Niven.

Lady L


Résumé

"J'ai toujours été fasciné par un certain terrorisme de l'humour anglais, cette arme froide qui rate rarement son but. On rencontre souvent dans l'aristocratie britannique une sorte de tolérance universelle non dépourvue d'arrogance et que seuls peuvent se permettre des gens que rien ne saurait menacer. Dans Lady L., je me suis efforcé d'explorer ce thème et de faire en même temps le portrait d'une très grande dame qui a bien voulu me faire quelques confidences. Je me suis permis également de me peindre moi-même sous les traits de son compagnon et souffre-douleur, le Poète-Lauréat, Sir Percy Rodiner. Et comme les idéalistes m'ont toujours paru être, au fond, des aristocrates ayant une très haute et noble conception de l'humanité, cette autre très grande dame, l'histoire d'Armand Denis et de son extraordinaire amour ne pouvait manquer de m'intéresser. J'ai essayé de la raconter en respectant dans la mesure du possible la vérité historique. A ceux qui seraient un peu choqué par la façon dont finit mon récit, je dirai d'abord que je n'ai rien inventé et ensuite que le terrorisme passionnel a toujours été jugé chez nous avec indulgence. Humanité, humanité, que de crimes on commet en ton nom !" Romain Gary, quatrième de couverture.


Extraits Choisis

"Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez ,
Qu'ingénument je vous le disse,
Que fièrement vous vous tussiez… "


"Ses premières semaines seules avec Armand en Suisse lui avaient laissé un tel souvenir de bonheur et elle était si jeune alors qu'il semblait aujourd'hui à Lady L. qu'elle avait eu, malgré tout, une enfance heureuse."


"On tombe toujours mal quand on tombe amoureux. "


"Elle s'aperçut aussi qu'il parlait de l'humanité comme si celle-ci fut une femme et elle se mît à détester cette rivale sans visage, secrète, mystérieuse, tyrannique que les hommes ne parviennent jamais à satisfaire et dont le plus grand plaisir semble être de les pousser à leur perte."


Critiques de l'époque

Il ne faut pas grossir ce livre qui est d'une malice pleine d'irrévérence et d'un cynisme souriant. Les personnages sont excellents. Romain Gary arriverait à nous convaincre de leur réalité. Et puis, il sait écrire, il sait conter, et cette charmante pochade sans excès d'ambition est toute lustrée d'esprit et d'imagination.
Jacqueline Piatier, Le Monde

Gary has skipped the great philosophic themes and the near-legendary symbolism of the earlier book : Lady L instead, is an almost perfect tale in the classic sense : it has sharp characterization, adventure, rapid pace, suspense, and a twist of the macabre. Like most Gallic tales, it also has wit and elegance. It suggests a collaboration between de Maupassant and Edgar Allan Poe. (...) Summing up : A dazzler
Newsweek

Lady L is a delightful display of high spirits and wit which forms an entertaining contrast with his formidably successful best-seller, The Roots Of Heaven, a book that was as wholly serious as this one is lighthearted, as long-winded as this one is sharp and concise, and as turgid in style as this one is lucid and direct.
The New Yorker

Votre « Lady L., c'est très fort ! Au point que certains disent que "vous y allez fort". Quant à moi, j'y vois, porté par un magnifique talent, un prodige d'humour et de désinvolture. Quelle chance est la vôtre qu'il y ait les Anglais ! Mais, cette chance, comme vous la méritez !
Charles de Gaulle Lettres, notes et carnets

Autres échos

"Romain Gary savait plusieurs langues : le russe, le français, l'anglais... C'est en anglais, alors qu'il était consul de France à Los Angeles, qu'il a écrit Lady L, inspiré, je pense, par sa première femme anglaise, qui a écrit elle-même des souvenirs et vivait en France. Rentré en France, Romain, mon voisin, que je rencontrai souvent ; avec qui, en compagnie de sa nouvelle femme, Jean Seberg, j'avais réveillonné un premier de l'an et dont j'ai vu se défaire le ménage, me demanda de faire traduire Lady L, en vue d'une publication de la version française par la N.R.F. Il voulait, lui aussi, revoir la traduction, au besoin la modifier. Autrement dit, le traducteur devait disparaître et la version française porter la signature de l'écrivain. Trouver un traducteur qui accepte de retirer son nom n'était pas facile ; j'eus du mal à trouver l'oiseau rare. Cela dit, je peux comprendre l'écrivain qui voulait prendre une distance avec son oeuvre et au besoin la modifier. On n'écrit pas tout à fait de la même façon en deux langues différentes. Je l'avoue : je n'ai pas comparé le texte du traducteur fantôme et celui de l'auteur."
Michel Mohrt , Ma vie à la NRF, Edition des Equateurs, 2005

Bibliographie


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